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Questions fréquentes – FAQ
En général, les réponses ici indiquées sont applicables dans le canton de Vaud
1. Achat et Vente
Lors d’un achat immobilier dans le canton de Vaud, l’acheteur doit prévoir plusieurs frais en plus du prix de vente :
- Droits de mutation : 3,3 % du prix de vente, sauf exonérations partielles dans certaines communes pour les primo-acquéreurs ou les transferts familiaux.
- Frais de notaire : généralement entre 0,5 et 1 % du prix du bien, couvrant la rédaction de l’acte authentique et l’inscription au Registre foncier.
- Frais du Registre foncier : variables selon le type d’inscription (changement de propriétaire, hypothèque).
- Frais de courtage : en règle générale, supportés par le vendeur, sauf si l’acheteur a mandaté un courtier en recherche immobilière.
Ces frais représentent environ 5 % du prix d’achat (canton de Vaud)
En principe, c’est l’acheteur qui paie les droits de mutation. Toutefois, rien n’empêche les parties de convenir contractuellement d’une répartition différente.
Oui. La loi suisse impose que toute vente immobilière soit constatée par un acte authentique signé devant notaire. Celui-ci vérifie la capacité juridique des parties, la conformité de l’acte et la régularité de la transaction. Sans cette étape, la vente est juridiquement nulle.
En général, le choix revient à l’acheteur, puisqu’il supporte la majorité des frais de notariat. Cependant, les parties peuvent convenir d’un commun accord d’un autre notaire, par exemple si le vendeur a déjà un partenaire habituel.
La PPE est un régime de copropriété courant en Suisse. Chaque copropriétaire détient une quote-part sur son lot (appartement, villa ou autre) qui lui en confère la jouissance exclusive. Les décisions concernant les parties communes se prennent lors d’assemblées de copropriétaires, selon un règlement adopté par la communauté.
Oui, c’est possible. Dans ce cas, chaque acquéreur est inscrit au Registre foncier avec une quote-part (par ex. 50 % chacun). Cela implique une gestion commune et la nécessité d’un accord pour toute décision importante (vente, hypothèque, rénovation).
Oui, mais sous certaines conditions :
- Les étrangers domiciliés en Suisse (permis B ou C) peuvent acheter une résidence principale sans restriction.
- Les étrangers non domiciliés en Suisse sont soumis à la Lex Koller, qui limite l’acquisition de résidences secondaires. Seules les communes à vocation touristique permettent de tels achats, avec autorisation.
Variable, entre 10 jours et plusieurs mois :
- Rapide pour une vente immédiate,
- En général de 2 à 4 mois ou plus pour une vente à terme – emption.
Les délais peuvent s’allonger en cas de financement complexe ou de procédures d’autorisation.
Ce document fixe les modalités et les conditions principales de la vente : prix, délais, conditions suspensives éventuelles (par ex. autorisations administratives, permis de construire, etc). Il sécurise la transaction en engageant les deux parties.
L’acheteur bénéficie de plusieurs protections légales :
- le notaire vérifie la validité des titres et l’inscription d’éventuelles hypothèques légales,
- Si le bien n’est pas neuf, il est vendu en l’état et tel que visité, sans garantie du vendeur,
- Le vendeur cède cependant les garanties qu’il détiendrait de la part de maîtres d’état qui auraient effectué des travaux sur le bien immobilier durant les 5 dernières années,
- la loi protège l’acheteur contre les vices cachés intentionnellement, lui permettant d’obtenir une réparation (réduction de prix) (art.199 CO)
Non, sauf si les conditions suspensives prévues (autorisations) ne sont pas réalisées. Dans tous les autres cas, le retrait engage la responsabilité contractuelle de la partie défaillante, avec perte éventuelle de l’acompte.
Selon le type de bien immobilier (villa, appartement en PPE ou immeuble de rendement) la méthode utilisée s’adapte à chaque fois à la nature de l’objet ; le prix de vente tiens compte des qualités de l’objet, de son état locatif éventuel, de son état d’entretien, de son âge et de sa situation micro et macro-économique.
- Garantir la conformité des informations données,
- Signaler les défauts connus, sous peine de responsabilité pour vices cachés.
- Livrer le bien libre de bail, de gage, vidé et nettoyé, sauf dispositions particulières,
Oui, mais attention : certaines communes peuvent imposer des délais de construction ou des restrictions d’usage (zones réservées, LAT)
En règle générale, c’est le vendeur qui rémunère l’agence. Toutefois, un acheteur peut conclure un mandat de recherche avec une agence, auquel cas il paie des honoraires convenus.
Le transfert de propriété n’est effectif qu’à partir de l’inscription au Registre foncier. Le transfert de profits et des risques intervient au jour de la réquisition de transfert (remise des clés)
L’acheteur peut verser une somme (en général 10 % du prix) pour garantir son engagement. Si l’acheteur fait défaut, il perd cette somme. Si le vendeur fait défaut, il doit restituer le double. C’est en général la partie non défaillante qui obtient le bénéfice de la peine conventionnelle.
Oui, dans le cadre de ventes forcées (saisies, faillites). La procédure est encadrée par l’Office des poursuites et faillites.
- Recherche et sélection du bien,
- Offre d’achat acceptée par le vendeur,
- Obtention du financement,
- Versement de l’acompte,
- Signature de l’acte authentique devant notaire,
- Paiement du solde du prix de vente et remise des clés
- Inscription au Registre foncier et prise de possession.
Le CECB (Certificat énergétique cantonal des bâtiments) est un document qui évalue la performance énergétique d’un bâtiment, sur une échelle allant de A (très efficace) à G (peu performant).
Dans le canton de Vaud, il est obligatoire en cas de vente d’un bâtiment chauffé (villa, immeuble, etc.). Il doit être présenté aux acquéreurs avant la signature de l’acte de vente.
Le certificat CECB a une validité de 10 ans, sauf si des travaux importants modifient la performance énergétique du bâtiment (ex. : changement du système de chauffage, isolation, etc.), auquel cas un nouveau certificat peut être exigé.
Le prix varie selon la taille et la complexité du bâtiment, mais il faut compter entre CHF 800.– et CHF 2’500.– pour une villa ou un petit immeuble.
Le propriétaire vendeur est responsable de son établissement et donc de sa prise en charge financière.
L’absence de ce document peut retarder la vente et engager la responsabilité du vendeur.
Le notaire peut refuser de procéder à l’acte tant que les obligations légales ne sont pas respectées. Il est donc recommandé au vendeur d’anticiper leur demande dès la mise en vente.
Le contrôle OIBT (selon l’Ordonnance sur les installations à basse tension) consiste en une vérification de la conformité des installations électriques d’un bâtiment.
Dans le canton de Vaud, il est requis lors de la vente d’un bien immobilier si le dernier contrôle date de plus de 5 ans.
Le contrôle doit être réalisé par un organisme agréé indépendant (et non l’électricien de l’immeuble).
Le coût dépend du type de bien, mais se situe généralement entre CHF 300.– et CHF 700.– pour un logement standard. Ce contrôle est à la charge de l’acquéreur.
2. Location
Le dossier de candidature est essentiel, car la demande de logements est souvent élevée. Le bailleur ou l’agence exigent en général :
- une copie d’une pièce d’identité ou d’un permis de séjour valable,
- une attestation de non-poursuite récente (délivrée par l’office des poursuites de votre lieu de domicile, valable environ 3 mois),
- vos trois dernières fiches de salaire ou une attestation de l’employeur,
- parfois une copie du contrat de travail,
- des références de l’ancien bailleur, si disponibles.
Plus le dossier est complet et transparent, plus il a de chances d’être retenu.
C’est un document officiel prouvant que vous n’avez pas de dettes impayées faisant l’objet de poursuites. Vous pouvez l’obtenir auprès de l’office des poursuites de votre district. Dans le canton de Vaud, elle peut être demandée en ligne, par courrier ou au guichet
La garantie est fixée par le bailleur et ne peut excéder trois mois de loyer net (hors charges) pour les biens d’habitation. Elle est généralement déposée sur un compte bancaire bloqué au nom du locataire, mais certaines régies acceptent une caution via des sociétés spécialisées (par ex. SwissCaution).
Après la fin du bail et l’état des lieux de sortie, le bailleur donne son accord à la banque pour libérer le montant. Si des dégâts sont constatés ou si des charges restent impayées, une partie de la garantie peut être retenue. La banque ne peut cependant pas bloquer la garantie plus d’un an après la fin du bail si aucune procédure judiciaire n’a été engagée.
Les charges locatives comprennent en général :
- le chauffage et l’eau chaude,
- l’entretien des parties communes (nettoyage, jardin, ascenseur),
- l’eau froide, parfois l’électricité des communs.
Les charges sont payées soit par forfait fixe, soit par acomptes avec décompte annuel.
Oui, le locataire peut contester le loyer initial dans les 30 jours suivant la signature, auprès de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers. Il doit prouver que le loyer est abusif (par ex. hausse excessive par rapport au précédent locataire).
Le délai légal est de trois mois pour la fin d’un trimestre civil (31 mars, 30 juin, 30 septembre, 31 décembre), sauf si le bail mentionne d’autres dates. La résiliation doit se faire par écrit, avec envoi recommandé.
Oui, à condition de présenter au bailleur un nouveau locataire solvable, prêt à reprendre le bail aux mêmes conditions.
Oui, mais uniquement avec l’accord écrit du bailleur. Celui-ci ne peut refuser que pour des motifs légitimes (loyer exagéré, surcharge du logement, durée excessive). Le bailleur peut aussi demander à connaître les conditions de la sous-location.
Oui, mais seulement pour des raisons légitimes, par exemple :
- hausse du taux hypothécaire de référence,
- augmentation des charges,
- dans le cadre d’un bail échelonné,
- en cas de travaux de rénovation apportant une plus-value,
Oui, si le taux hypothécaire de référence baisse ou si les charges diminuent, le locataire peut demander une réduction. La demande doit être formulée par écrit et motivée.
Les menus travaux et réparations (remplacement d’ampoules, fusibles, joints, nettoyage de siphons) sont à la charge du locataire, tant que le montant reste raisonnable. Les réparations plus importantes incombent au bailleur.
- Payer le loyer et les charges à temps,
- Utiliser le logement avec soin,
- Signaler rapidement tout défaut ou dégât,
- Assumer les petites réparations courantes,
- Respecter la tranquillité du voisinage.
- Remettre un logement en bon état,
- Assurer l’entretien du bien et effectuer les réparations nécessaires,
- Garantir la jouissance paisible du logement au locataire,
- Respecter la protection contre les congés abusifs.
Le bailleur doit respecter un délai de 3 mois et notifier la résiliation par un formulaire officiel.
Cela dépend du bail et du règlement d’immeuble. Les petits animaux (chats, poissons, petits rongeurs) sont en principe tolérés. Les chiens ou animaux plus encombrants peuvent être soumis à l’autorisation du bailleur.
Dans le canton de Vaud, l’assurance responsabilité civile est fortement recommandée (et souvent exigée par les régies), car elle couvre les dégâts causés au logement (incendie, dégâts d’eau, bris de glace). Une assurance ménage (vol, incendie, dégâts naturels sur les biens personnels) est également conseillée, même si elle n’est pas obligatoire.
3. Constuction
En général, tout projet modifiant l’aspect extérieur ou la structure d’un bâtiment nécessite un permis. Cela inclut : les agrandissements, transformations, surélévations, démolitions, changements d’affectation, constructions nouvelles, et même certains aménagements extérieurs (abris voiture, piscines, clôtures).
Les travaux d’entretien courant (peinture intérieure, rénovation d’une cuisine sans modification structurelle, etc) ne nécessitent pas de permis. Toutefois, si l’aspect extérieur change (ex. nouvelles fenêtres, panneaux solaires en façade), une autorisation est obligatoire.
La commune est l’autorité compétente. Pour certains projets d’importance, elle consulte le Service du développement territorial (SDT) du canton. Si le bâtiment est situé dans une zone protégée, l’Office cantonal du patrimoine et de l’archéologie (OPAN) peut aussi intervenir.
En moyenne 3 à 6 mois (mais parfois bien plus) selon la complexité du projet et les éventuelles oppositions. Les projets simples peuvent être traités plus rapidement via une procédure allégée, tandis que les projets complexes (immeubles, zones sensibles) demandent plus de temps.
C’est une étape obligatoire pour les projets soumis à permis. Le dossier est consultable à l’administration communale pendant 30 jours, afin que les voisins et le public puissent consulter les plans et, le cas échéant, déposer une opposition.
Oui, par une opposition déposée dans le délai légal de 30 jours. L’autorité examine ensuite si l’opposition est fondée (respect des distances, nuisances, intégration paysagère, etc). Une opposition infondée ne bloque pas le projet, mais peut rallonger la procédure.
Non. Lancer des travaux sans autorisation est illégal et expose à des sanctions (amende, obligation de remise en état, arrêt de chantier).
- Architecte : conception et suivi du projet,
- Ingénieur civil : calculs et dimensionnement de structure,
- Géomètre : implantation et vérification des limites de parcelle,
- Entrepreneur : réalisation des travaux,
- Spécialistes techniques : CVSE, (chauffage, ventilation, sanitaire, électricité)
Elles sont définies par les plans d’affectation communaux (PGA ou PDCom), qui fixent :
- le coefficient d’occupation du sol (COS) ou indice d’utilisation du terrain,
- les distances minimales aux limites de parcelle,
- la hauteur maximale des bâtiments,
- les usages autorisés (habitation, commerce, mixte).
En principe, non. Les zones agricoles sont strictement protégées par la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT). Des exceptions existent uniquement pour des bâtiments liés directement à une exploitation agricole.
Oui, pour une piscine enterrée. Les piscines démontables ou hors-sol peuvent être exemptées si elles sont de petite taille, mais il est recommandé de vérifier auprès de la commune.
Sur toiture, oui dans la plupart des cas (procédure simplifiée), sauf si le bâtiment est inventorié/classé ou se situe dans une zone protégée. En façade ou sur sol, une autorisation est nécessaire.
Oui, mais cela constitue un changement d’affectation nécessitant un permis et une mise en conformité (isolation, sécurité incendie, ventilation).
En général 2 ans à partir de la délivrance, avec possibilité de prolongation si les travaux n’ont pas pu commencer dans ce délai.
Dans le canton de Vaud et en Suisse en général, les résidences secondaires sont limitées par la « Lex Weber » (max. 20 % par commune). Dans certaines stations touristiques, la construction est encore autorisée, mais ailleurs elle peut être interdite.
Toute nouvelle construction doit respecter la réglementation cantonale en vigueur (normes SIA, exigences Minergie dans certains cas). Cela inclut une isolation performante, un chauffage à haut rendement et, souvent, des énergies renouvelables.
Oui, mais un permis est souvent requis en fonction de la taille. Même pour les petits abris, il faut vérifier les règles communales de distance et d’esthétique.
Oui, si le projet ne respecte pas :
- Le règlement communal,
- les normes de sécurité (incendie, accessibilité),
- la protection du patrimoine,
- ou les intérêts publics (environnement, paysage).
- Étude de faisabilité et esquisses par un architecte,
- Dépôt de la demande de permis à la commune,
- Mise à l’enquête publique,
- Examen par la commune et le canton,
- Décision d’autorisation (ou refus),
- Début des travaux après octroi du permis,
- Contrôles en cours de chantier,
- Réception finale et attestation de conformité.
4. Rénovation
Pas toujours. Les travaux purement intérieurs comme la peinture, le remplacement d’une cuisine ou la pose d’un parquet ne nécessitent pas de permis. En revanche, si les travaux affectent la structure (murs porteurs, escaliers, toitures) ou modifient l’affectation (ex. transformer un bureau en logement), un permis est requis.
Dans la plupart des cas, questionner les services de la commune est prudent.
- Modification de façade (création d’ouvertures, isolation extérieure),
- Réfection ou remplacement de toiture,
- Agrandissement ou surélévation,
- Installation de panneaux solaires en façade,
- Transformation d’un local en logement,
- Travaux sur un bâtiment classé ou situé dans une zone protégée.
Dans la plupart des cas, questionner les services de la commune est prudent.
Les travaux d’entretien courant comme repeindre, changer des sols, remplacer une baignoire par une douche, ou poser une nouvelle cuisine sans modifier la distribution de l’espace ne nécessitent pas d’autorisation.
Dans la plupart des cas, questionner les services de la commune est prudent.
Oui. Les frais d’entretien et de rénovation ainsi que ceux visant à maintenir ou améliorer l’efficacité énergétique sont déductibles du revenu imposable. L’ajout de confort (ex. jacuzzi, domotique de luxe) n’est en revanche pas déductible. Les travaux « à plus-values » seront déductibles dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le gain immobilier, au moment de la vente du bien.
Oui, mais uniquement avec l’accord écrit du bailleur. En principe, les améliorations restent acquises au propriétaire sans compensation. Un arrangement financier peut être convenu à l’avance.
Non. La suppression d’un mur porteur nécessite une étude d’ingénieur civil et, selon l’ampleur, une autorisation communale. Abattre un mur porteur sans validation met en péril la sécurité du bâtiment.
Non. L’ajout de lucarnes ou de Velux modifie l’aspect extérieur du bâtiment et nécessite une autorisation communale.
Oui. En cas de rénovation importante (façades, toitures, chauffage), il faut se conformer aux normes énergétiques cantonales. Par exemple, remplacer une chaudière au mazout par une pompe à chaleur ou améliorer l’isolation thermique.
Comme pour la construction, le permis est en général valable 2 ans, prolongeable une fois si les travaux n’ont pas débuté.
Oui, mais les conditions sont strictes. Les travaux doivent respecter le caractère patrimonial et sont soumis à l’autorisation de l’Office du patrimoine et de l’archéologie (OPAN).
Oui, dans la majorité des cas via une procédure simplifiée. Toutefois, si l’installation génère du bruit (PAC air/eau extérieure), des règles acoustiques strictes s’appliquent.
Dans la plupart des cas, questionner les services de la commune est prudent.
- Plans de l’état actuel et du projet,
- Description des travaux,
- Justification énergétique si applicable,
- Formulaires officiels de demande communale.
- Diagnostic de l’état du bien,
- Élaboration d’un projet avec architecte/ingénieur,
- Dépôt de la demande de permis (si requis),
- Sélection des entreprises,
- Réalisation des travaux,
- Contrôle et réception du chantier.
Oui, mais cela nécessite un permis complet. L’agrandissement doit respecter les règles communales (distance aux limites, hauteur, densité).
Oui, à condition que la hauteur sous plafond, l’isolation et l’accès répondent aux normes. Cela nécessite un permis de construire.
Oui pour les travaux intérieurs ne touchant pas aux parties communes. En revanche, toute modification impactant la façade, la toiture ou les éléments communs (colonnes techniques, conduits) doit être approuvée par l’assemblée des copropriétaires.
Informer l’administrateur et les voisins est un prés–requis pour maintenir l’harmonie dans l’immeuble…
Oui, si les travaux ne nécessitent pas de qualification particulière. Pour l’électricité, le gaz ou la structure du bâtiment, il faut faire appel à des professionnels agréés.
- Vérifier les autorisations nécessaires avant de commencer,
- Demander plusieurs devis pour comparer les entreprises,
- S’informer sur les aides financières et déductions fiscales,
- Prévoir un budget supplémentaire (10-15 %) pour les imprévus,
- Confier la direction de projet à un architecte ou un professionnel si les travaux sont importants.
5. Fiscalité immobilière
C’est un impôt cantonal prélevé lors de la vente d’un bien immobilier, calculé sur la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition (augmenté des investissements admis et frais). Le taux est dégressif : plus le bien est détenu longtemps, moins l’impôt est élevé.
Le gain correspond à :
Prix de vente – (prix d’achat ou estimation fiscale + frais d’acquisition + investissements admis).
Sont déductibles : frais de notaire, droits de mutation, commission de courtage, impenses.
Le taux d’imposition est dégressif en fonction de la durée de possession, par exemple :
- jusqu’à 1 an de possession : 30 % du gain,
- entre 10 et 11 ans de possession : 14 % du gain,
- dès 24 ans de possession : 7 % du gain
Les années d’occupation prouvées par le contribuable comptent double.
Oui. Le report (remploi fiscal) est accordé si vous vendez une résidence principale et réinvestissez le produit de la vente dans l’achat ou la construction d’une autre résidence principale dans un délai raisonnable.
Oui, intégralement du revenu imposable. Cela peut réduire fortement la charge fiscale, mais attention : cette déduction est compensée par l’imposition de la valeur locative.
C’est un revenu fictif imposé aux propriétaires occupants leur logement, correspondant au loyer théorique que le bien rapporterait s’il était loué. Elle est déterminée par l’administration fiscale en fonction de la taille, l’emplacement et le confort du logement.
Deux options :
- Forfait : % du revenu locatif (en général 10 à 20 %),
- Frais effectifs : entretien courant, réparations nécessaires, rénovations énergétiques.
En général, les travaux à plus-value ne sont pas déductibles ; ils le seront lors de la vente du bien (gain immobilier)
Oui, et elles bénéficient souvent d’un traitement fiscal favorable. Si les frais dépassent vos revenus d’une année, vous pouvez les étaler sur 2 ou 3 périodes fiscales.
Oui. La valeur fiscale du bien (souvent inférieure à la valeur de marché) est ajoutée à votre patrimoine pour le calcul de l’impôt sur la fortune cantonal et communal.
Vous devez déclarer les loyers encaissés comme revenu. Vous pouvez déduire les frais d’entretien, les charges non refacturées et les intérêts hypothécaires liés au bien.
C’est un impôt cantonal prélevé par la commune sur la valeur fiscale du bien immobilier, indépendamment du revenu. Le taux varie selon la commune.
Elle est déterminée par l’administration cantonale en fonction :
- de la valeur de rendement (pour les immeubles locatifs),
- de la valeur vénale réduite (pour les résidences principales).
Cette valeur est généralement inférieure à la valeur de marché.
Lors d’un transfert d’immeuble, l’acheteur paie un droit de mutation de 3,3 % (réparti à hauteur de 2,2 % pour le canton et de 1,1 % pour la commune) du prix de vente.
Les loyers sont imposés comme revenu. Les frais d’entretien, charges et intérêts hypothécaires sont déductibles. En cas de vente, l’impôt sur les gains immobiliers s’applique.
Non. L’impôt sur les gains immobiliers ne s’applique que si un bénéfice est réalisé. Toutefois, la perte ne peut pas être reportée ni compensée avec d’autres revenus.
Oui. Les propriétaires étrangers paient :
- l’impôt sur la fortune sur la valeur fiscale du bien,
- l’impôt sur le revenu pour la valeur locative (ou loyers encaissés).
La Suisse applique souvent des conventions fiscales internationales pour éviter la double imposition.
- Déduire systématiquement les frais d’entretien et les intérêts hypothécaires,
- Planifier les rénovations énergétiques pour optimiser les subventions et la déductibilité fiscale,
- Éviter une revente trop rapide afin de réduire l’impôt sur les gains immobiliers,
- Anticiper les droits de mutation et la valeur locative dans le calcul du budget,
- Consulter un conseiller fiscal avant une donation, succession ou revente importante.
Cette liste de questions – réponses est donnée dans un cadre général, à titre purement informatif. Chaque utilisateur est tenu de vérifier et de valider auprès d’un professionnel, des services administratifs, etc., préalablement, toute prise de décision. L’auteur décline toute responsabilité quant à l’interprétation de ce contenu.